Que ce soit en groupe ou en consultation individuel, le cadre offre un espace sûr et courageux où la vulnérabilité peut s’exprimer pour avancer. Un espace qui permet d’explorer le monde pour aller vers le changement.
Un espace d’accueil inconditionnel
J’aime les textes bien ciselés, les poèmes, qui viennent parfois révéler avec délicatesse ce que nous ne saurions exprimer autrement.
Poème sans titre, peint par Beth Strano sur la porte d’un centre communautaire à Phoenix, en Arizona, Etats-Unis
« Il n’existe pas d’espace sûr
Nous existons dans le monde réel.
Nous portons tous des cicatrices et avons tous causé des blessures.
Cet espace
Nous cherchons à baisser le volume du monde extérieur,
Nous amplifions les voix qui luttent pour être entendues ailleurs,
Nous nous appelons mutuellement à plus de vérité et d’amour.
Nous avons le droit de commencer quelque part et de continuer à grandir.
Nous avons la responsabilité d’examiner ce que nous pensons savoir.
Nous ne serons pas parfaits.
Cet espace ne sera pas parfait.
Il ne sera pas toujours ce que nous souhaitons qu’il soit
Mais
Ce sera notre espace courageux ensemble,
et nous y travaillerons côte à côte. ».
La place de nos identités dans cet espace
Lorsque j’accompagne des groupes au sein du programme d’autocompassion en pleine conscience (MSC – Mindful Self-Compassion de Kristin Neff et Chris Germer), nous prenons le temps lors de la 1ère séance de poser les bases d’un espace sûr et courageux.
Nous prenons conscience également de la place de nos identités, visibles et moins visibles. De celles qui ont pu nous être bénéfiques et d’autres limitantes. De celles qui nous peuvent également nous apporter des lacunes de compréhension dans le monde, bien que, peut-être, elles aient pu nous être bénéfiques. De celles qui portent en elles de la souffrance.
Je ne peux m’empêcher de faire le parallèle, dans mon métier de diététicienne, avec la souffrance induite par la grossophobie intériorisée. Nommer toutes les formes d’oppression systémique (dont le patriarcat) est essentiel dans ce travail.
Un espace au sein du monde, et de notre monde intérieur
Cet espace sûr et courageux n’est pas une “bulle” isolée du monde, il est dans le monde. C’est un espace de à partir duquel nous pouvons l’explorer. Vivre une expérience d’humanité commune pour nous relier à l’humanité.
Ouvrir un espace grâce à la pleine conscience.
Avec nos peurs et nos blessures.
Pour apprendre à les rencontrer d’une nouvelle façon, avec autocompassion.
Un espace pour explorer le monde
Un groupe qui évolue ensemble, c’est une magnifique possibilité d’explorer et de cheminer ensemble . Ces accompagnements sont puissants. Etre témoin de cela en tant qu’enseignante d’autocompassion en pleine conscience me touche, en tant qu’expérience d’humanité commune puissante.
Cet espace, nous le créons en consultation également, au sein d’un accompagnement individuel. Un espace sûr et courageux à partir duquel le patient peut laisser sa vulnérabilité s’exprimer et vivre ses expériences, qui vont lui permettre d’évoluer vers ce qui compte vraiment pour lui❤️.
C’est particulièrement vrai dans les accompagnements TCA. Nous accompagnons nos patients à sortir de l’illusion de confort dans lequel la maladie les enferme (faisant croire que la guérison est pire que la maladie), pour aller au contact de l’inconfort, des peurs, avec progressivité, ouverture, tolérance et compassion pour soi.
Pour guérir.
Et vivre sa vie.
« La compassion est le courage de descendre dans la réalité de l’expérience humaine » – Paul Gilbert
Selon vos besoins, je vous accompagne en consultation individuelle ou au sein du programme d’autocompassion en pleine conscience : 9 sessions pour prendre soin de soi et développer des ressources pour devenir son meilleur allié.