Je n’ai pas de volonté, c’est foutu ?

Ahhhh cette bonne vieille volonté ! « Je n’ai pas de volonté », une des phrases que nous entendons le plus souvent au premier rendez-vous, en consultation diététique. Pointée du doigt dans l’échec des « régimes », abîmant au passage l’estime de soi. Et si nous changions de perspective ?

Les limites de la volonté

« Je n’ai pas de volonté, il faudrait que je fasse des efforts, je mérite des coups de pied au c… et puis je ne tiens pas sur la durée ». « Je craque sur le chocolat tous les soirs, vraiment, je n’ai pas de volonté ». « Les autres y arrivent, car ils ont la volonté que je n’ai pas ».

La volonté est un réservoir qui s’épuise rapidement, qui épuise aussi, et coupe de ses propres besoins physiologiques.
« J’ai faim mais je vais tenir sans ce dessert : un fruit à 16h suffira ». « Je suis épuisée mais je vais tenir mon entraînement quotidien ». « Si je lâche, c’est foutu ».
Car la volonté est aussi la porte ouverte au « foutu pour foutu ». Vu que je n’ai pas tenu, allons y à pieds joints : au passage, en me suridentifiant au « je n’ai pas de volonté », j’agis encore plus dans ce sens.

A très court terme, la volonté peut être utile : j’ai une échéance à tenir pour demain, GO j’y vais, ça passe ! Occasionnellement.
A moyen/long terme, elle conduit vers l’épuisement physique et psychologique.

Un moteur plus puissant ?

💥Se donner un cap, un horizon : « je souhaite prendre soin de moi, de ma santé physique et mentale, avoir une meilleure relation avec la nourriture et moi-même » > des objectifs larges qui vont puiser dans ce que je me souhaite de profondément bon pour moi (mes valeurs).

💥Des petits pas engagés pour s’en approcher : 1, 2 ou 3 pas maximum à la fois, des actions concrètes que je me vois réaliser à très court terme et qui me font sortir de ma zone de confort pour me stimuler.

Exemple : m’autoriser un peu de féculents ce soir & observer comment c’est pour moi.

💥De la régularité et de l’entraînement : on n’apprend pas à courir 10km en se levant le matin avec une volonté de fer, mais plutôt en commençant petit, et en persévérant. Un petit peu, souvent, pour mettre en place de nouvelles habitudes.

Exemple : je m’entraîne à observer mon rassasiement, une fois par jour. Sans objectif, juste observer. Je renoue déjà avec mon corps.

💥S’entraîner aussi à accueillir avec bienveillance : les pas de côté, en arrière, les chutes pour se permettre de se relever et d’avancer à nouveau. Cela demande de développer une autre compétence : celle de s’exposer à nos émotions les moins confortables. Précieux !

Exemple : je m’entraîne à accueillir mon critique intérieur qui vient me savonner la planche lorsque le « je n’ai pas de volonté revient ».

 

🧡L’action qui tombe sous le sens, tellement elle a de sens.
💛L’engagement dans l’action pour avancer.
💚La persévérance douce pour accompagner les apprentissages.

Vous irez bien plus loin qu’avec de la volonté 💫

 

Ce changement de paradigme, c’est le travail que nous faisons dans le cadre de la Thérapie d’Acceptation & d’Engagement (ACT), appliquée au soin diététique.

 

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